La montée de la Chine: Réflexions sur une civilisation qui renait

Publié le par william suissa

Les similarités sont frappantes entre le développement de la Chine et celui de l’Amérique, a déclaré Taieb Hafsi (Professeur titulaire au Service de l’enseignement du management a HEC Montréal, titulaire de la Chaire de management stratégique international Walter-J.-Somers et co-auteur de Changing Institutions : The Chinese Electricity Industry from 1980 to 2000.), qui présentait la première conférence d’un cycle consacrée à la Chine.

Les Chinois comme les Américains ont une tradition de pragmatisme, un respect de leurs institutions et une tradition de gestion décentralisée, a expliqué le professeur. À ce titre, le maoïsme, avec sa gestion centralisée, a eu le mérite de créer une identité nationale forte, mais il n’était qu’une aberration en regard de la tradition historique chinoise de gestion.

Selon le professeur Hafsi, la Chine consacrera essentiellement les 50 prochaines années à développer son marché et son économie intérieure, ses exportations vers l’Occident ne représentant qu’un effet secondaire de son développement. L’importance du marché intérieur chinois renvoit en ce sens à l’importance du marché intérieur des États-Unis. Cela dit, la montée de la Chine au XXIe siècle, comme celle de l’Amérique au XXe siècle, est en train de modifier les équilibres mondiaux.



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CE QUE JE RETIENS DE LA CONFERENCE:


La Chine n'est pas
un pays mais beaucoup plus, c'est une civilisation. Les chinois, du aux us et coutumes de cette civilisation vielle de 5000 ans, ne sont pas près de changer. Et les aprioris que nous connaissons sont faux, par exemple, même si les sudistes mangent principalement du riz, les nordistes sont portés majoritairement sur le blé.

En revanche, il est vrai que la culture de l'empereur est vrai, avec comme importance le pouvoir central. Légitimes, les dirigeants ont tous les pouvoirs, de manière incontestable, amenant la population, dans son ensemble, ou bon lui semble. De plus l'administration, qui a existée bien avant que nous en entendions parlée, controle absolument tout.

Les valeurs en Chine sont alors pragmatiques, et a cause du nombre, collectives. Une sorte d'amérique avant l'heure, avec les mêmes types de comportements, a savoir le sentiment de collectif (nationalisme), l'etat de droit, la puissance du centre, ...

Un empire du milieu prospère, technologiquement avancé, peu intéressé vers l'extérieur, qui change subitement avec la disparition de l'empereur et de l'intervention des puissances occidentales, de la colonisation japonaise, extremement dur, qui laisse une trace autant douloreuse aux chinois.

Puis, vint les communistes, avec l'emergence de Mao Zedong, philosophe et général inspiré, qui crée une nouvelle Chine qui est le socle, la base de celle que l'on trouve actuellement. Idées marxistes, projets pharaoniques, grand bont en avant, afin de rivaliser avec le Royaume-Uni, en faisant de la Chine, une nation industrielle plutôt qu'agricole. Résultat, une famine effroyable comptant 30 millions de morts sur 3 ans, puis vient la révolution culturelle, malheureusement conduite par des adolescents.

Mao Zedong a néanmois, conduit tout un pays, et voit son leadership évalué positivement a 70% par les chinois d'aujourd'hui. Même, après sa mort, il reste alors, le père fondateur de la RPC.

Quand Deng Xiaoping fait son apparition, homme pragmatique, il constate que le système centraliste ne marche pas, qu'il n'est pas nécessaire d'aller d'un extrême a un autre (comme la fait la Russie), il est préferable de revenir aux sources, ce qui a donné naissance, au fond, a la réussite de la Chine.

Les étapes suivantes causant les résultats extraordinaires, bons ou mauvais, proviennent du fait de la remise en scelle des communistes qui ont repris du poil de la bête et qui ont rééxaminé leurs théories sociales. Libéralisation contrôlée, autorisation de circulation, ouverture des régions et des villes, développement de zones spéciales destinés cibler les entreprises étrangères et les IDE amènent au doublement de la population et font de la Chine la 4e puissance mondiale.

A noter, les IDE provenants de la diaspora chinoise qui cumule une somme d'argent importante. Le plus gros venant de Taiwan, et surtout de Hong Kong en Asie.

Malgré cela, la réforme du système financier et des entreprises d'Etats pose problème. Le chômage et le soutien social sont préoccupants, il existe toujours des conflits locaux autour de la terre et la corruption s'enracine.

Côté Occident, l'économie chinoise devient alarmante, car elle met en scène certaines industries très performantes, a savoir la constrction et la manfacture par exemple, et il, plus que confronté, frappé par les industries a forte intensité de main-d'oeuvre (textile-habillement). De plus, les multinationales attirées par la Chine, en devienne, chaque jour, trop dépendants.

Le marché automobile est le dernier cas de figure a la mode: Volgswagen produit plus de voitures en Chine qu'il en produit en Allemagne, du aux économies d'échelle, qui sont considérables. L'acier en est un autre.
Et ce type de phénomène s'accélère, ce qui transforme la Chine, et va se poursuivre dans les 50 ans a venir.

Ce qui amène a un autre problème, celui de l'écologie, de l'environnement, de la pénurie d'énérgie et celui du pétrole.

Publié dans les marques en chine

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